Faut-il pour autant renoncer à exorciser ?

après des siècles d'exorcisme, des vies passées à chasser les mauvais esprits faut-il réellement arrêter ce travail inachevé ?



C’est un cas de conscience important.


• Déclarer un patient « vous n’avez rien » ne le convaincra pas et il cherchera ailleurs une solution à son problème. Les marabouts se feront un plaisir d’intervenir avec les conséquences dramatiques sur le psychisme et le portefeuille.

• Annoncer sans ambages « vous êtes possédé par le diable » peut avoir des conséquences dramatiques sur un psychisme déjà fragilisé.


Comme souvent, il conviendra de trouver une solution intermédiaire ! Après une écoute du malade, il faut proposer une bénédiction de protection tout en minimisant le problème.

Il faut expliquer au patient qu’il existe une différence entre possession et infestation. La possession est rarissime et l’infestation suite à un envoûtement et fréquente. Si par une simple bénédiction et une prière de protection, le malade c’est un soulagement. Le travail s’arrête là, tout en attirant l’attention du patient sur la nécessité de la prière est d’un suivi pour éviter les cas de récidives.

S’il n’y a pas d’amélioration, on pourra recourir à des prières d’exorcismes plus classiques et plus puissantes sans tomber dans une représentation théâtrale. Certains exorcistes sont tentés par une mise en scène, pas toujours du meilleur goût, sous prétexte de frapper l’imagination et de par l’impact psychologique hâter la guérison. Cela peut être vrai dans certaines cultures mais les risques pour le psychisme du patient sont très grands. A nouveau se pose la question de conscience car notre bus doit être d’aider le patient et non de faire empirer le mal.


Rituels utilisés :


Il existe une multitude d’exorcismes dont certains sont plus connus que d’autres. À côté de l’exorcisme rituel de l’Eglise Romaine, citons celui par l’intervention des Saints, de la Vierge Marie, de Malines etc…

Vous trouverez en librairie le rituel de Benjamin Manassé, Don Bernardin, Le Sage, Henri Durville et bien sûr les célèbres livres de l’abbé Julio dont la plus grande faute fut aux yeux de l’Eglise Catholique Romaine d’avoir mis à disposition du public les prières « secrètes » de l’Eglise en Français.


Exorcisme ou prière de protection ?


Comme je le disais en début de cet article, l’exorciste sera rarement et parfois jamais en présence d’un possédé au cours de sa carrière. Le cas le plus courant reste l’envoûté ou l’infesté. Il n’est dès lors pas nécessaire d’utiliser des grands exorcismes dans lequel on exhorte le démon à dire son nom et à sortir du possédé. L’exorcisme de l’abbé Julio ou la variante proposée par notre Petite Eglise est suffisant. N’oublions pas celui de Léon XIII qui est un grand classique et qui bien que datant bien après la création de notre Eglise reste fort utilisé par beaucoup d’entre nous. C’était un des rares petits exorcismes qui pouvait être pratiqué par les « civils » dans l’Eglise Catholique Romaine. Je dis bien pouvait car, il n’est plus prononçable par les laïcs depuis que la congrégation pour la doctrine de la foi on a fait décret le 29 septembre 1984. Comme quoi l’ensemble des Eglises Chrétiennes peut parfois arriver à un accord en limitant la pratique de l’exorcisme au clergé.


Pour conclure :


Je ne prétends nullement par ces articles avoir fait le tour de ce travail complexe qui est celui de l’exorciste. Je pense avoir tout au plus débroussaillé le sujet.

Source : Mission Vieille Catholique Saint Michel

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