La naissance de l’Hypnose et son développement

Vous vous demandez comment est née l’hypnose ?


Voici son histoire...



Toute communication humaine peut être considérée comme de l’hypnose.


On peut donc aisément imaginer que l’hypnose est aussi ancienne que l’humanité.

Dans l’Égypte Ancienne, Ramsès II motivait déjà ses troupes en répétant des phrases indéfiniment ( sorte d’ancrages hypnotiques puissants ). En Grèce, un contemporain de Socrate, Antiphon d’Athènes, se servait des mots pour guérir.


Plus près de nous, en 1766, Franz Anton Mesmer, inspiré par le Dr Paracelse, développe sa théorie du « magnétisme animal ».

Mesmer était un homme cultivé, instruit avec beaucoup d’intuition.

Sa devise préférée était : « La vérité déroute souvent les intellectuels : elle est simple et puissante, sans autre forme de « pourquoi » ou « comment » ? Rien d’autre à comprendre ».


Mesmer avait commencé à utiliser des aimants puis il se rendit compte que les aimants n’étaient pas nécessaires et prétendait qu’il existait un fluide qui entoure toute chose et que l’on pouvait s’en servir pour revitaliser les personnes.


Son disciple le plus célèbre, Chastenet de Puységur, découvrit que l’on pouvait induire une transe somnambulique en magnétisant.


On peut aussi citer l’Abbé Faria, personnage très pittoresque et qui possédait un charisme incroyable.



1841 : James Braid posera les bases scientifiques de l’hypnose en créant la théorie de monoïdéisme qui explique la transe hypnotique lorsque l’on se concentre exclusivement sur une chose.




1866 : Ambroise-Auguste Liébeault crée l’école de Nancy et montre l’importance de la suggestion verbale dans le phénomène hypnotique.


1878 : Jean-Martin Charcot, neurologue, fonde l’école de la Salpêtrière. Ses travaux sur l’hypnose et l’hystérie, à l’origine de l’École de la Salpêtrière, ont inspiré à la fois Pierre Janet dans ses études de psychopathologie et Sigmund Freud, qui a été brièvement son élève et l’un de ses premiers traducteurs en allemand, en ce qui concerne l’invention de la psychanalyse.



1900 : Émile Coué, pharmacien mondialement connu, crée sa célèbre méthode qui démontre l’importance de l’autosuggestion. Même si, bien sûr, on a depuis découvert d’autres possibilités, sa méthode simple, sans être une panacée, reste toujours d’actualité. Les principes de sa méthode sont toujours valables.


1950 : Milton Hyland Erickson, psychiatre américain né en 1901 (mort en 1980), bouleverse les conceptions de l’hypnose et ses travaux influenceront des générations d’hypnothérapeutes. Pour lui, l’inconscient est profondément bon et puissant. L’inconscient est capable de mobiliser des ressources intérieures, des potentialités susceptibles de conduire aux changements désirés. L’hypnose Ericksonienne a pour but d’amener conscient et inconscient à travailler ensemble pour déclencher les changements utiles à la résolution du problème. Il enseignait à ses étudiants le respect du patient : chaque personne est unique et il ne peut y avoir de normalisation des techniques inductives ; il faut prendre en compte la personnalité du patient et respecter sa demande. Son approche s’illustre par une citation lors d’une conférence que Milton Erickson donna à Seattle en 1965 « Vous ne contrôlez pas le comportement d’une quelconque autre personne. Vous apprenez à le connaître, vous aidez les patients en l’utilisant, vous aidez les patients en les dirigeant de telle façon qu’ils rencontrent leurs besoins; mais vous ne travaillez pas avec les patients pour atteindre vos propres buts. Le but est leur bien-être, et si vous réussissez à obtenir leur bien-être, vous touchez directement votre propre bien-être ».


1976 : C’est en observant des individus qui avaient pour point commun la réussite que Bandler et Grinder, qui ont longuement travaillé avec Milton Erickson, créent la PNL


1979 : Daniel Araoz, sexologue américain, crée le terme « Nouvelle Hypnose » pour désigner l’utilisation des outils précieux et indispensables de l’Hypnose d’Erickson pour les objectifs modernes de développement personnel, de coaching (choses quasi inexistantes dans la pratique d’Erickson). Pour la première fois dans l’histoire de l’Hypnose, le sujet cesse d’être passif pour devenir actif. En Nouvelle Hypnose, on lui demande de « choisir un bon souvenir », de décrire « comment ce serait d’être en EMC », ou encore de répondre à des questions ou d’imaginer des choses.



2000 : Olivier Lockert crée l’Hypnose Humaniste dont la particularité est de permettre à la personne d’accéder à un état modifié de conscience par davantage de conscience (et non plus en plongeant dans l’inconscience). Avec cette forme d’hypnose, il n’y a plus de perte de contrôle, plus de risque de manipulation par un « Praticien » maladroit ou mal intentionné, ni d’ingérence dans l’esprit du consultant. La personne intervient directement sur elle, en état de conscience augmentée, seulement guidée par le praticien.


Source : Hypnosup

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